TOZZA

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Photo François Orsini

Au hit-parade des photos publiées sur Pietra di Verde, l’église baroque du 18e siècele et Tozza se disputent la première place.

C’est dire combien est grand le prestige de Tozza et combien cette maison construite sur un immense rocher à l’entrée de Pietra, symbolise notre village et d’une certaine manière la Corse profonde.

Le visiteur qui arrive à Pietra est immédiatement frappé par cette imposante proue qui domine la vallée et qui semble défier l’importun.

Car Tozza est avant tout un lieu chargé d’histoire. Tout d’abord celle de la naissance même de Pietra di Verde. Il ne fait aucun doute que c’est dans un souci de défense que Tozza, en français le « gros rocher », a été choisie par ses premiers habitants qui dans le haut moyen-âge, vinrent s’installer dans cette partie de ce qui deviendra la piève de Verde.

Ce promontoire de 22 mètres était assurément la fortification idéale pour se défendre contre les intrusions extérieures de toutes sortes, qui conduisaient à privilégier l’édification d’habitations dans les endroits les mieux protégés.

Sa destination de maison fortifiée, plus que d’habitation, se poursuivra jusqu’à ce que la Corse soit devenue française.

Elle fut au 18e siècle, la propriété de Luiggi Ferrandi*, chef de guerre qui combattit vaillamment les génois et qui y hébergea, au début de l’année 1736, juste avant qu’il ne soit couronné à Alésani, Théodore de Neuhoff, l’éphémère roi de Corse, qui avait promis de libérer l’île de l’emprise de la République de Gênes.

Après avoir subi les affres du temps, Tozza a superbement été restaurée par Noël et Danièle Santarelli, ses propriétaires, qui ont su lui conserver son cachet et son caractère.

Comme chaque maison ancienne, elle fait partie de notre patrimoine commun et comme tous ceux qui participent à sa préservation, Noël et Danièle doivent être remerciés.

Leur générosité de cœur et d’esprit, bien connue de tous, est désormais inscrite dans la spiritualité de ces lieux.

*Voir sur ce site, le cimetière des Ferrandi.

 

Photo François Orsini